L’histoire du Rucher de la Bielotte commence une première fois entre 2009 et 2011 : une découverte, des essais, beaucoup d’émerveillement… puis une pause. Le matériel est resté là, soigneusement stocké, comme une parenthèse en attente.
En 2022, le fils a envie de relancer l’aventure. Il ressort le matériel, et cette fois on redémarre vraiment simplement : deux ruches, et c’est tout. Juste de quoi apprendre (ou réapprendre) sans brûler les étapes. Et puis, comme souvent avec les abeilles, une chose en entraîne une autre : une saison passe, l’envie grandit, l’expérience aussi. Chaque année, on augmente un peu, on gagne en technique, on s’organise mieux, on comprend davantage le rythme des colonies… jusqu’à arriver aujourd’hui à une vingtaine de ruches.
Au fil des récoltes, on découvre une évidence : chaque année a sa signature. Une météo, une floraison, une texture, une couleur. On récolte du miel, oui, mais surtout on apprend à observer.
En 2023, une étape importante consolide tout ça : le rucher école d’APIFENSCH ↗
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On y trouve des bases solides, des échanges, des retours d’expérience… et une bonne dose d’humilité aussi, parce qu’en apiculture, on n’a jamais fini d’apprendre.
Très vite, l’envie d’aller plus loin s’impose : s’initier à l’élevage de reines, commencer à comprendre la sélection, la douceur, la vitalité… un chantier passionnant qu’on continue de perfectionner, étape par étape.
Et puis il y a ce qui fait le cœur du rucher : l’aventure père & fils. Deux générations, un même plaisir. Parfois on se comprend d’un regard, parfois on débat plus longtemps que prévu… et parfois, on espère très fort que les abeilles sont sourdes. Mais c’est aussi ça, la Bielotte : un projet vivant, avec ses joies, ses petites galères, et cette envie constante de découvrir.
Aujourd’hui, on avance comme on aime : faire simple — faire vrai, au rythme des abeilles, et partager le meilleur en pot.
C’est un mot du vieux parler lorrain, un de ces mots d’ici, simples et vivants, qui portent la terre dans leur accent. On dit que “Bielotte” évoque la petite abeille. Et nous, on y entend justement ça : la “Bie”, l’abeille, dont le son bourdonne doucement au creux du vallon de l’Orne.
La Bielotte, c’est la petite abeille du pays d’Auboué : la beauté discrète des ruches au travail, la patience des saisons, et ce lien humble avec le vivant. Un nom doux, comme le miel qu’elle porte.
Quatre étapes simples, au rythme des abeilles.